Publishers n°11.
Comment fait-on pour durer 10 ans sur YouTube ? C’est la question essentielle que j’ai posée à mon invité de la semaine…
Gildas Leprince, aka « Mister Geopolitix », est sur YouTube depuis 10 ans. Il y publie des vidéos de vulgarisation géopolitique. Ce n’est pas grand-chose à l’échelle d’une vie, c’est une éternité à l’heure de la creator economy.
C’est le tout premier créateur à m’avoir parlé de burn-out depuis que j’ai lancé Publishers en septembre dernier. Pas du sien, mais de ceux qu’il côtoyaient à ses débuts et qui ne sont plus là. Comme Gildas le note très justement, YouTube, c’est un marathon et une réinvention permanente. Même quand sa prod et son business s’enlisaient dans les années 2023-2024, Gildas avait l’envie de ne pas lâcher, comme un runner dans le mur du 35e kilomètre.
C’est instructif pour tous ceux qui se lancent aujourd’hui en indépendant sur les plateformes et ça parle aux autres, qui, eux aussi, sont passés par là pour renouveler leur contenu.
On parle aussi de la reine de la tech du Wall Street Journal qui prend son indépendance et qui l’orchestre de façon millimétrée. On ira enfin dans une salle de cinéma pour aller regarder une vidéo… YouTube.
Bienvenue dans Publishers n° 11.
Bonne lecture !
L’interview.
Informer pendant 10 ans sur YouTube, c’est possible ?
Ma rencontre avec Gildas s’est jouée dans les couloirs d’un salon : celui de la Paris Creator Week en décembre dernier. J’y croise son agente qui me dit que son témoignage pourrait être intéressant pour les lecteurs de cette newsletter. Je connaissais peu Gildas. Et c’est en me renseignant pour préparer notre rencontre que je me suis rendu compte que c’était peut-être le créateur le plus ancien avec lequel j’allais échanger. Et que ça pouvait avoir beaucoup de sens de l’interviewer.
Et je le dis de façon positive. Il s’est lancé en indépendant sans vraiment réfléchir à la fin de ses études parce qu’il avait une passion : la géopolitique, et qu’il avait trouvé un terrain pour en parler : YouTube. Aujourd’hui, il revient sur 10 ans de carrière faite de hauts et de bas et m’explique le rôle qu’il veut jouer, à mi-chemin entre « C’est pas sorcier » et Johnny Harris, avec ses vidéos.
Tu te rappelles de la première fois que tu as publié une vidéo ? C’était quoi l’envie à l’époque ?
À l’origine, j’avais envie de parler de ce que je faisais dans mes études, notamment à Dauphine, dans un cursus dédié aux pays en voie de développement. Et j’ai trouvé que la vidéo était le meilleur moyen pour ça.
Je n’arrivais pas à mettre de mots sur cette activité. Je me rappelle même en avoir parlé à une de mes cousines qui était journaliste à l’époque. Et elle m’avait répondu que même si je ne m’en rendais pas compte, ce que je faisais, c’était déjà une forme de journalisme.
Je fais un bond dans le temps mais au printemps 2024, tu interviewes Emmanuel Macron en marge d’une visite d’Etat en Inde, comment prépares-tu cet exercice ? Es-tu aidé par des journalistes internationaux ? Fais-tu tout tout seul ?
Je m’en rappelle très bien. Un jour, l’Élysée m’appelle pour me dire qu’ils consomment mes vidéos de géopolitique et qu’ils pensent que ce serait intéressant de m’embedder dans une visite d’État en Inde. Ils me préviennent à 22 h et me disent que je dois remplir des tas de papiers pour le lendemain 7 h. Je ne me pose pas de question et j’accepte. Quatre jours plus tard, je décolle avec toute la délégation.
Lors de la visite, j’ai eu le droit à 20 minutes top chrono avec le président de la République. J’ai pu travailler en totale indépendance, aucune de mes questions n’avait été relue. Je n’ai pas été épaulé par d’autres journalistes pour préparer cette interview, j’ai vraiment tout préparé seul de A à Z, à tel point que c’est carrément le community manager de l’Élysée qui tient la deuxième caméra pendant l’entretien.
J’ai vraiment aimé l’exercice même si, bien sûr, je suis assez mature pour comprendre ce qu’ils recherchaient aussi en me faisant venir dans ce type d’événement. Ils savaient que je faisais de la vulgarisation sur ma chaîne et que je n’étais pas « Cash Investigation ».
Ça me permet de rebondir sur ma question suivante : dans un récent article de La Revue Des Médias tu dis « Nous, les youtubeurs, avons été conditionnés à ne pas nous sentir professionnels de l’information. Il y a comme une forme de déni à ce niveau-là. ». Tu peux nous détailler un peu plus ce que tu entends par là.
J’aimerais compléter cette citation. C’est important de dire que c’était vrai il y a quelques années, mais que ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui, et je suis bien placé pour le savoir parce que ça fait 10 ans que je suis sur YouTube. Deux exemples me viennent en tête pour illustrer mon propos.
Les premières années pendant lesquelles j’ai exercé, je croisais des équipes de médias traditionnels sur le terrain qui me regardaient de travers. Je ne leur en veux pas, je pense qu’ils ne savaient tout simplement pas ce que je faisais là alors qu’eux étaient accrédités depuis des années. Ça a donné lieu à des situations insolites, comme quand cette journaliste de C dans l’air me demande qui prend mon son et que je lui réponds que je fais tout tout seul. Elle rebondit en me demandant comment je me paye, je lui parle du modèle de placements de produits mis en place par mon agence et elle me fait les gros yeux. Ce qui est intéressant, c’est que ces critiques ne venaient pas forcément de vieux journalistes, mais aussi de jeunes reporters qui avaient l’habitude de s’informer sur Internet.
À l’inverse, je me rappelle d’un voyage en Lettonie avec Hervé Busini, prix Albert Londres qui a couvert la chute du mur de Berlin… Bref, un colosse du journalisme qui a un regard ultra frais sur ce qui se joue aujourd’hui sur Internet avec une forme de curiosité insolente.
Pourquoi tu es plus familier avec l’étiquette de vulgarisateur que journaliste ? C’est une question liée à ton modèle économique ?
J’ai du mal à me définir journaliste parce que dans certaines situations, j’ai l’impression que ça limite ce que je peux faire. En tant que créateur de contenu, j’ai parfois plus de portes qui s’ouvrent. Les institutions, les ministères, même les organismes de recherche en géopolitique ont conscience que quand ils veulent toucher le grand public, ils doivent passer par des vulgarisateurs comme moi. Depuis 2021 et l’arrivée à grande échelle de TikTok, il y a eu un shift où les institutions ont compris que l’info passait par le web (NDLR : il était temps !).
Je pense avoir prouvé à ces institutions que s’ils m’embarquent, je peux faire quelque chose d’intéressant avec le contenu qu’ils me proposent de filmer.
Pour ce qui est des partenariats, je suis mon propre annonceur. Je peux faire passer un placement pour une école de géopolitique, pour une application mobile… Je suis très strict sur ce que j’accepte. Et mon agence, Loop In, qui gère d’autres vulgarisateurs, y veille aussi dans les deals qu’elle me propose.
L’idéal, ce serait de faire que des partenariats avec des acteurs qui promeuvent la pédagogie, comme des écoles et des forums par exemple, mais parfois il faut bien boucler les fins de mois, et j’ai pu faire des partenariats avec des acteurs plus classiques de la creator economy, comme NordVPN par exemple.
J’ai vu que tu étais parti au Mexique avec Charles Villa il y a quelques années. Lui se considère pleinement journaliste/grand reporter et pas vulgarisateur comme toi. Tu peux me dire en quoi cela se différencie une fois sur le terrain.
Je suis parti trois fois en mission avec Charles : une fois en Arctique, une fois en RDC et une fois au Mexique. J’habitais là-bas à l’époque et Charles m’avait contacté car il avait une entrée grâce à Brut Mexico pour rencontrer un cartel. Et il voulait qu’on le fasse à deux, j’ai dit oui tout de suite.
À chaque fois, on a travaillé de la même manière. Lui se revendique journaliste à 100%, il n’a pas de double casquette, il a un angle et s’y tient. Moi, je vais être plus général, peut-être plus pédagogique, à l’image de Fred et Jamy dans « C’est pas sorcier ». Mon plaisir, il est dans le fait d’apporter de la connaissance générale à un public, pas forcément de l’information sur une situation précise.
Si tu devais choisir un youtubeur spécialisé dans la géopolitique français ou étranger qui, selon toi, est au-dessus du lot, ce serait qui et pourquoi ?
Je ne vais pas être très original, mais Johnny Harris, pour moi, écrase encore tout aujourd’hui. Il a réussi à rendre la géopolitique accessible et visuelle. Il est dans la veine de ce que j’espère pouvoir donner aux gens à ma petite échelle. Mais il a cette idée de transversalité qui me parle, avec un vrai désir de compréhension pour l’audience.
Parle-moi de ta stratégie de diversification, tu as fait des livres, lancé une plateforme de vidéo à la demande… Comment tu t’entoures pour cela ?
Aujourd’hui, j’ai 80% de mon revenu qui vient de mes deals avec les marques : soit sur un placement de produit sur YouTube, soit sur une vidéo Insta ou TikTok dédiée à un annonceur, un forum géopolitique par exemple. Je gagne aussi un peu d’argent avec mon activité dans l’édition, mais ça reste marginal. Le reste vient de la publicité sur YouTube, l’AdSense, et puis j’ai aussi touché de l’argent avec le CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée), 80 000 euros au total sur plusieurs années pour financer mes reportages.
Tout cela m’a permis de m’entourer. Cela fait seulement quelques mois que je travaille avec un monteur. Si j’ai mis autant de temps, ce n’est pas parce que je veux garder un contrôle total sur ma production, c’est aussi parce que j’estime qu’au moment où tu recrutes, il faut tout de suite faire beaucoup plus de volume pour faire gonfler ton chiffre d’affaires. Et ça, ça veut dire moins de terrain. Un schéma dans lequel je ne serais pas heureux. Après, ton quotidien devient celui d’un Hugo Décrypte, ou d’un Gaspard G, et tu es happé par le besoin d’aller vite.
Moi, ma priorité, ça a toujours été le terrain et je ne veux pas mettre ça de côté. Si je suis capable de parler en profondeur des sujets sur lesquels je fais des vidéos, c’est parce que j’ai pu rencontrer Zelensky deux fois en allant en Ukraine, c’est parce que j’ai pu aller sur la ligne de front là-bas, c’est parce que j’ai pu rencontrer des membres de cartels mexicains… J’estime qu’il y a beaucoup de vécu dans mes vidéos et c’est impossible de reproduire ça en restant dans mon studio à Paris.
Tu penses qu’il y a une recette pour durer sur YouTube ?
C’est un vrai sujet. Ça fait aujourd’hui dix ans que je fais de la création de contenu à plein temps. Et je te le dis ouvertement : je me suis enlisé en 2023-2024. Je ne dirai pas que j’ai connu un burn-out, mais je n’arrivais plus à porter toute mon activité seul. Un projet appelle toujours un plus gros projet derrière, c’est un cercle qui peut devenir vicieux si tu n’es pas assez solide dans ta structure. Je m’embarquais sur un modèle de grand reportage sans en avoir la capacité de production. Et puis la concurrence s’intensifiait, je voyais plein de nouveaux profils arriver sur mon domaine d’expertise, notamment suite au conflit en Ukraine, et il a fallu « défendre son territoire ».
En 2025, j’ai appris à dire non et à repenser certains de mes formats. J’ai tout mis à plat pour être le plus efficace possible sans m’épuiser, en repensant ma production de shorts par exemple, qui demande moins de budget mais peut rapporter beaucoup d’audience.
Comment on fait face à ces années de creux ?
Le premier avertissement, c’est de se poser les bonnes questions au moment où tu vois les personnes que tu connaissais à tes débuts qui arrêtent. Tu vois des gens qui se sont cramés et tu prends conscience que tu ne veux pas être comme eux. Ça te fait relativiser sur le fait de se dire que ce n’est pas grave de ralentir. Je ne m’inquiète plus si j’ai besoin de passer trois mois sur une vidéo par exemple. J’ai une forme de maturité là-dessus.
Deuxième enseignement : la mentalité marathon. Les réseaux sociaux, ça se joue sur le temps long. Inutile de se cramer trop vite, une nouvelle plateforme peut arriver et mieux te convenir, etc. Je crois beaucoup au fait de se réinventer. Ce n’est pas une mentalité spécifique à YouTube, un acteur te dira pareil, un musicien aussi.
Tu aimerais que ton activité ressemble à quoi dans cinq ans ?
Ma priorité, c’est de continuer à pouvoir faire du terrain. Le constat que je fais, c’est que la multiplication des plateformes a entraîné une surcharge de travail pour tout le monde. Et je ne parle même pas de la division des tâches par plateforme : aujourd’hui, tu dois faire trois miniatures par vidéo YouTube, ça veut dire payer trois fois plus un minia-maker.
Aujourd’hui, YouTube, c’est de la télé, et gérer une chaîne télé seul, ça n’existe pas. Je prévois donc de m’entourer davantage. Aujourd’hui, je travaille, en plus de mon monteur, avec une journaliste qui s’appelle Léa Robert. Elle a travaillé pour une revue spécialisée dans la géopolitique : « Diplomatie ». Son rôle, c’est de me faire un gros tri sur toutes les infos qui existent sur un sujet au moment où je décide de faire une vidéo dessus.
Il y a aussi un vrai questionnement sur l’épuisement vis-à-vis de la compétition entre plateformes et créateurs. Notamment avec l’IA qui promet des productions de vidéos ultra low-cost.
Après, je vais te dire un truc très honnête et sur lequel je suis serein : si un jour je dois me reconvertir parce que mon activité sur YouTube ne fonctionne plus, ça ne me fait pas peur non plus. J’ai des anciens amis sur YouTube qui sont devenus ébénistes.
Dans mes onglets.
📌 L’info : C’est un transfert qui fait beaucoup de bruit dans la presse américaine, et il est un peu particulier. Je parle de celui de Joanna Stern, star des pages tech du Wall Street Journal, contributrice pour NBC et CNBC, et qui a annoncé il y a une dizaine de jours qu’elle quittait son poste pour aller… nulle part.
Joanna lâche tout pour se lancer en solo. Si je vous en parle ici, c’est parce que Joanna n’est pas une énième journaliste qui décide de prendre le chemin de l’indépendance. C’est LA journaliste tech la plus courue aux US (avec peut-être Kara Swisher dans un autre style), celle qui pose problème à l’ex-boss d’OpenAI en pleine interview, celle qui confronte les patrons d’Apple sur leurs retards en IA (regardez la première question, c’est un délice)… Elle avait même, en plus de ses vidéos hebdomadaires, une newsletter en son nom, « WSJ : Tech Things », écrite à la première personne et envoyée tous les vendredis.
Qu’à cela ne tienne, Joanna lâche tout pour se mettre à son compte, et j’aurais adoré être dans les petits papiers des avocats pour comprendre les termes négociés pour son départ.
➡️ Ce que j’en retiens : Car ce que je retiens de cette histoire, c’est que c’est, je crois, la première fois qu’une rédaction participe aussi activement à la communication concernant le départ d’une de ses plumes les plus en vue. On a eu droit à une vidéo sous forme d’hommage ; à une newsletter d’au revoir ; à un post Instagram dédié. Bref, le Journal la joue fair-play, au moins en apparence (c’est pour ça que je vous dis que j’aurais adoré être dans les négociations des avocats pour son départ, ça devait être croustillant). Joanna profite aussi de sa démission pour sortir un livre (non traduit) si ça vous intéresse : « I Am Not a Robot ».
✍️ Source : The Wall Street Journal
📌 L’info : Le secteur de l’info est entré dans un hiver glacial aux États-Unis et les récents limogeages au Washington Post n’en sont que la partie immergée. J’ai adoré ce post Substack plein d’honnêteté et très cash de la journaliste Miranda Green sur la situation. Elle y raconte notamment ses différents licenciements, dont celui qu’elle a subi au Huffington Post, qui est survenu le jour même de son embauche… « Je pensais que le HuffPost pourrait être un nouveau départ passionnant. Cela n’a même pas duré une journée entière ».
En creux, le propos de Miranda est alarmant car il pose une question qui fait froid dans le dos : où vont pouvoir travailler aujourd’hui les centaines de journalistes américains limogés ? « Si certains médias comme le New York Times font partie des rares à voir leurs sources de revenus augmenter, nous ne pouvons pas tous y être embauchés. Et l’absence de concurrence est finalement néfaste pour la qualité du journalisme », détaille-t-elle.
➡️ Ce que j’en retiens : Si je vous en parle ici, c’est parce que Miranda désacralise aussi dans son propos l’indépendance promise par des plateformes comme Substack ou YouTube. Et je trouve important que l’on entende ce message au moment où les promesses de la creator economy peuvent donner beaucoup d’étoiles dans les yeux.
Elle le fait en relayant les propos d’une autre journaliste indépendante, Taylor Lorenz, qui a réussi en quelques années à faire de son nom un business : « On nous dit de constituer notre propre audience. Et oui, c’est une bouée de sauvetage, oui, c’est comme ça que j’ai mené toute ma carrière, mais certains des meilleurs journalistes que je connaisse ne sont pas des adeptes des réseaux sociaux… Certains des meilleurs journalistes au monde sont très attentifs aux détails, ils sont très doués pour remettre en question le pouvoir, et cela n’attire pas forcément l’audience en ligne, croyez-moi. Sans parler du fait que ce sont des sujets très difficiles à monétiser en ligne. »
Miranda conclut : « Les journalistes ne sont pas des influenceurs, Dieu merci ! Certains des meilleurs d’entre nous sont obsédés par les choses les plus ennuyeuses : les chiffres, les tableaux Excel, la responsabilité des élus ! Ce n’est pas très sexy, mais c’est sacrément démocratique. »
✍️ Source : Miranda Green/Substack
📌 L’info : La semaine dernière, je me suis glissé dans une salle de cinéma pour regarder une vidéo… YouTube. Gaspard G avait privatisé pendant une soirée une partie du MK2 Bibliothèque pour y diffuser sa dernière enquête dédiée à OnlyFans (plus de 6 mois de travail). 47 minutes, c’est la longueur de la vidéo, l’une des plus produites de sa chaîne (6 mois de post-prod selon mes infos).
➡️ Ce que j’en retiens : Derrière ces chiffres, ce type de dispositif donne une indication claire sur l’état de YouTube en France en 2026, où les prods XXL s’enchaînent, pas seulement en divertissement, mais aussi en info. La projection de Gaspard suivait celle organisée par un autre youtubeur, Ludoc, un mois plus tôt dans le même MK2 (dans le cadre du programme YouTube Ciné-Club) pour son enquête sur la prise d’otages des locaux de Mixicom.
Désormais, l’info sur YouTube se regarde aussi au ciné. « C’est l’occasion de casser la barrière de l’écran et de donner des idées à d’autres créateurs de contenu d’actu », explique Gaspard après la projection. Dernier aspect qui m’a interpellé : les différentes générations présentes dans la salle. Outre les lycéens ou jeunes étudiants, des parents avaient aussi payé leur place pour accompagner leurs enfants. Bref, YouTube parle à tout le monde et c’est encourageant.
✍️ Source : moi :)
📌 Et aussi (mais plus de place…) : Dave Jorgensen, l’ex-monsieur TikTok du Washington Post fait désormais 2,5 fois plus de vues en solo que son ex-employeur ; pourquoi Microsoft offre 500 000 dollars à des créateurs pour promouvoir leur outil d’IA ; le Wall Street Journal a embauché un « talent coach » pour enseigner à ses journalistes les codes des créateurs…et ça cartonne ; Substack est le 11ème site le plus consulté aux États-Unis pour s’informer (devant NBC, CBS, The Wall Street Journal, The Washington Post,…) ; George W. Bush se lance sur Substack ; qui est Morris Katz, le stratège derrière la campagne sans faute de Zohran Mamdani en ligne ; la suite dans deux semaines…
Harold.














