Publishers n°7.
Être reporter dans une grande chaîne télé ET journaliste sur Instagram, c'est possible. On en parle en détails avec l'une d'entre elles qui décide aujourd'hui de prendre le chemin de l'indépendance...
Après des semaines de réflexions, Emma Vinzent, à l’époque journaliste reporter pour les JT de TF1, publie une vidéo sur les coulisses de son métier. Lorsqu’elle rouvre son téléphone quelques heures plus tard, son compte TikTok a explosé. Elle vient de prendre 7 000 abonnés après une seule vidéo. Alors forcément, elle a renouvelé l’essai. Et ça lui a plu. Pour ce nouveau numéro de Publishers, elle nous raconte comment elle a réussi à trouver son ton sur les réseaux et lance aussi un appel pour une plus grande autocritique des médias nés sur YouTube, devenus entretemps de véritables rédactions.
On ira aussi aux États-Unis pour s’intéresser au feuilleton médiatico-politique qui se joue à coups de newsletters Substack entre deux journalistes stars. Je vous révélerai enfin des chiffres clés sur l’activité d’un YouTubeur qui travaille main dans la main avec Johnny Harris et avec lequel j’ai eu la chance de discuter avec mes collègues des Echos.
Bienvenue dans Publishers n° 7.
Bonne lecture.
PS : si vous voyez ce bouton pas beau (en dessous) s’afficher dans vos mails, j’en suis désolé. C’est une des dernières petites misquineries des équipes de Substack pour rediriger les lecteurs de newsletters (un peu) longues comme la mienne sur leur interface. Par avance, toutes mes excuses pour l’expérience UX pas géniale.
L’interview.
Ça veut dire quoi être journaliste à la TV & sur Instagram ?
J’ai toujours joué la transparence avec vous, alors je ne vais pas vous mentir. Je connais Emma depuis des années et la raison est simple : nous étions dans la même promotion à l’ESJ Lille (2017-2019). Nous avons ensuite pris des chemins différents, moi vers la vidéo web et elle vers la télé. Emma a notamment travaillé pour les JT de TF1 et, il y a quelques semaines, un peu malgré elle, elle est devenue créatrice de contenus.
Son crédo : parler des médias et de la fabrique de l’information sans concession sur son compte Instagram. Ce qui a pu lui attirer des ennuis, comme elle l’évoque dans l’interview qu’elle a accepté de m’accorder.
Emma fait également de l’éducation aux médias dans des collèges et des lycées et en tire des conclusions qui font beaucoup réfléchir sur le rapport des jeunes à l’info et aux créateurs qui la leur transmettent.
Qu’est-ce qui t’as poussé à publier ta première vidéo ?
J’ai toujours voulu faire du contenu à la jonction entre l’éducation aux médias, la vulgarisation du métier de journaliste, mais aussi la critique des médias et de leur fonctionnement. Je pense qu’il s’est passé, au total, deux ans avant que j’ose enfin mettre en ligne ma première vidéo. La raison pour laquelle j’ai attendu aussi longtemps est liée à mon travail. Quand tu es en contrat dans une chaîne, c’est assez compliqué d’avoir une indépendance éditoriale dans ce que tu fais, y compris sur tes réseaux personnels.
J’avais commencé sur TikTok et, à l’époque, j’étais encore en contrat chez TF1. Ma première vidéo avait explosé : j’avais pris 7 000 abonnés d’un coup et ma hiérarchie en avait entendu parler. Cela a très vite été assez compliqué de gérer, d’un côté, la liberté que je pouvais avoir sur mes réseaux et, de l’autre, mon image associée aux journaux de TF1.
Je pense que ça a marché vite parce qu’on n’a pas l’habitude de voir des journalistes de façon plus informelle sur les réseaux. Le fait de se présenter en tant que personne, et pas seulement en tant que membre d’une rédaction, permet de rompre une certaine forme de distance.
Avant de te lancer, est-ce que tu en as parlé à ta direction ? Si oui, quelle a été leur réaction ?
Oui, j’en ai parlé. Mais après quelques discussions, je percevais surtout autour de moi plein d’indices qui me prouvaient que ça allait très mal se passer si je critiquais trop le média dans lequel je travaillais. On considère qu’on a presque un devoir de réserve quand on travaille dans une rédaction.
Et c’est d’ailleurs encore plus vrai chez mon employeur actuel, France Télévisions, parce qu’on touche à la réputation de l’audiovisuel public, financé par l’argent des Français. Les hiérarchies n’aiment pas l’autocritique sur nos médias. C’est la même chose dans certaines boîtes de production, d’après les témoignages que j’ai eus, où des producteurs mettent un verrou total sur la communication de leurs journalistes pour éviter la moindre critique. Et ça peut aller jusqu’à la story Instagram perso des journalistes en question, surtout si ces contenus sont filmés dans un cadre professionnel, sur un tournage par exemple.
Il existe heureusement des espaces pour faire cette autocritique dans des médias comme Arrêt sur images, Blast ou Acrimed, pour ne citer que ceux-là.
Justement, est-ce que tu as voulu combler un manque en publiant tes vidéos d’auto-critique et de pédagogie ?
Oui, je pense. Je vois de plus en plus de journalistes qui se mettent à publier des contenus similaires aux miens sur Instagram et TikTok, notamment pour vulgariser en filmant le quotidien du métier. Et ça fait du bien de se sentir entouré comme ça, de voir qu’on n’est pas seuls.
Tu as des collègues qui t’ont dit qu’ils auraient voulu faire ce que tu fais mais n’ont pas osé ?
J’en ai eu plein ! Vraiment beaucoup m’ont écrit pour me féliciter, en m’encourageant à continuer, alors que je ne voyais pas mon contenu comme quelque chose de radical ou de révolutionnaire. Je ne dis rien de fou, mais ça a touché une partie de la profession.
Bon, le mauvais côté, c’est que j’ai aussi reçu des messages de menace de la part de rédactions, notamment de certains membres de la hiérarchie dans les boîtes avec lesquelles je travaillais.
Tu considères que c’était de l’intimidation ?
On n’en était pas loin. Il y a quand même eu une demande de suppression d’une vidéo de mon compte Instagram perso. Sous la pression, je l’ai fait pour ne pas avoir trop de problèmes et je le regrette, car il n’y avait aucun risque de diffamation.
Qu’est-ce qui t’as le plus surprise dans les retours que tu as eus dans tes vidéos ?
Le commentaire le plus fréquent que je reçois, c’est : « Tu n’as pas peur de te faire renvoyer ? ». Je ne me rendais pas compte à quel point les gens soupçonnent que le journalisme est un métier où il n’y a pas de place pour la critique, où l’on est forcément censé rentrer dans le rang, etc.
Malheureusement, ces personnes ne sont pas si loin de la réalité. C’est un métier très précaire et les places sont chères ; les premiers à critiquer sont souvent les premiers remplacés.
Sur le fond, j’ai aussi eu des retours sur les coulisses du métier, notamment après une vidéo sur la façon de monter un sujet de JT. Les gens étaient surpris du temps que l’on accordait aux interviews dans un sujet monté et de la rapidité avec laquelle on fabriquait un reportage.
Qu’est-ce que tu trouves sur Internet que tu ne retrouves pas en rédaction ?
Principalement la liberté éditoriale. Sur Instagram, je dis absolument ce que je veux dans mes vidéos, dans la limite légale de la diffamation. Personne ne vient m’embêter sur la longueur, sur le ton ou sur la façon de m’habiller. On se concentre sur le fond et uniquement sur le fond, en laissant de côté l’apparence.
Aujourd’hui tu travailles à la télé mais est-ce que tu t’informes à la télé ?
Non, je m’informe principalement sur Instagram et sur YouTube. Pour te citer quelques médias, je pense à Arte, Blast, Hugo Décrypte, Gaspard G, Camille Courcy, OK Charlotte…
Je trouve ça hyper gratifiant d’avoir ces types de profils de journalistes indépendants sur Internet qui travaillent avec de grosses exigences éditoriales. Ça crée davantage de pluralisme.
Je doute en revanche de leur capacité, et je me compte dedans même si je ne fais que débuter, à s’émanciper des plateformes et des audiences. On est dans un système de copier-coller avec les médias mainstream. J’ai aussi un doute sur les conditions de travail : sont-elles mieux respectées que dans des médias classiques ? Je me souviens avoir discuté, il y a quelques temps, avec un membre de l’équipe d’Hugo Décrypte qui ne savait pas s’il y avait une SDJ (Société de journalistes) dans sa rédaction, car il ne savait pas ce que c’était (!) Ça dit quelque chose du fonctionnement interne de ce type de structure.
Hugo n’a pas forcément vocation à réformer ou révolutionner le système de l’information, selon moi. Ce n’est pas forcément une critique que je lui fais, mais je trouve qu’il serait important d’en parler. Que l’on comprenne davantage comment marchent aujourd’hui les rédactions de gros Youtubeurs d’info. J’ai envie que l’on sorte de la couverture classique dite du « premier Youtubeur info de France », etc. Je pense que les gens sont assez matures aujourd’hui pour avoir envie d’en savoir plus sur leur mode de fonctionnement. Je trouverais ça sain qu’on puisse avoir des regards critiques sur ce type de rédactions sans retour de flamme de leur communauté très engagée.
Après, il y a des avancées intéressantes à saluer du côté de la SCAM ou de l’UMICC (Union des métiers de l’influence et des créateurs de contenu), représentée notamment par Gaspard G.
Est-ce que tu penses qu’aujourd’hui pour toucher une audience, notamment jeune, il faut absolument incarner son contenu ?
Oui, je le constate et je le déplore en même temps. Je pense que c’est la conséquence d’une perte de confiance générale du public envers les médias classiques ou institutionnels.
Personnellement, je trouve qu’être salariée, syndiquée, c’est trop bien, mais avec les contraintes budgétaires qui sont les nôtres dans les grandes rédactions aujourd’hui, la piste de l’indépendance peut être plus séduisante. Sauf que pour y arriver, il faut accepter forcément à un moment ou un autre de se mettre en scène. C’est comme ça que nos plateformes fonctionnent et que la confiance se joue aujourd’hui entre une information et un journaliste. Quand je fais de l’éducation aux médias dans des collèges et des lycées, je croise souvent des élèves qui me disent que si une info n’a pas été dite par Hugo Décrypte, alors elle n’est pas vraie.
Tout ça, pour moi, est beaucoup lié aux dérives que l’on a observées dans les médias, notamment sur les questions d’ingérences de patrons de presse dans les lignes éditoriales. Pour certains élèves, les journalistes ne sont pas honnêtes et sont biaisés. Eux ont juste envie de s’informer auprès de gens qu’ils connaissent, même virtuellement.
Revenons sur les contraintes budgétaires qui ne touchent pas que les grandes rédactions, mais aussi les YouTubeurs d’info indépendants. Tu considères qu’il existe un modèle idéal ?
Il me semble que Camille Courcy finance une partie de ses vidéos en les sponsorisant par des associations humanitaires et je trouve ça vraiment intéressant. C’est vertueux, même si ça pose toujours la question de l’indépendance. Dans ce cas, c’est peut-être une question moins compliquée que quand on est sponsorisé par des marques. Évidemment, le modèle ultime, c’est l’abonnement, mais on n’en est pas encore là sur YouTube.
Tu prévois de devenir indépendante dans les prochaines semaines ?
Oui, je quitte mon CDD chez France Télévisions à la fin de l’année pour me remettre à faire des vidéos sur mes réseaux, au moins deux par mois, et des piges pour d’autres médias en parallèle.
J’ai toujours envie de me consacrer à la pédagogie, mais aussi aux fact-checking, car je trouve qu’il y a encore des domaines pas assez traités dans cette discipline. Je trouve notamment qu’on traite encore trop de fausses infos venant de X et pas assez d’Instagram, alors qu’en France, beaucoup plus de gens sont actifs sur cette plateforme.
Dans mes onglets.
📌 L’info : J’ai eu la chance de pouvoir discuter, dans le cadre d’un séminaire que nous organisions avec l’équipe vidéo des Echos (PS : abonnez-vous — tout de suite — à notre chaîne YouTube), avec Sam Ellis de la chaîne YouTube Search Party.
Sam a un profil qui donne tout de suite des étoiles dans les yeux à n’importe quel aspirant vidéo-journaliste. Il a passé six ans chez Vox, au moment où le média était à son prime sur YouTube. Aujourd’hui, il est à la tête de sa propre chaîne et fait partie de la (petite) galaxie de créateurs-journalistes financés par Johnny Harris (le journaliste fan de cartographie et de géopolitique qui parle à près de huit millions d’abonnés à chaque fois qu’il appuie sur le bouton « Publier »). Bref, Sam incarne ce qui se fait de mieux sur le secteur info-vidéo sur Internet. Je vous conseille sa dernière vidéo sur la descente aux enfers de Nike : un modèle du genre.
➡️ Ce que j’en retiens : Avec mes collègues, nous avons pu parler pendant 30 minutes avec Sam, et on a appris beaucoup, beaucoup de choses ! Parmi toutes les conclusions que l’on a pu tirer de cet échange, une seule prend le dessus : le temps. Sam passe quatre semaines à fabriquer une vidéo de 15 minutes pour sa chaîne. Deux semaines sont dédiées à la recherche et au calage/tournage des interviews. Le tout est assuré par un journaliste qui travaille pour Sam, un « researcher », comme il l’appelle. Sam prend ensuite le relais pour l’écriture du script. Un travail qui lui prend une petite semaine. Il passe enfin une dizaine de jours à fabriquer son sujet avec un monteur, pendant que lui se charge des animations graphiques.
Oui, ça fait beaucoup, mais c’est la qualité qui prévaut aujourd’hui pour se démarquer sur YouTube. Ah, un autre fait qui en dit long : Sam dispose d’un compositeur maison qui peut lui pondre des musiques sur-mesure pour correspondre au mieux aux différentes parties de sa vidéo. Et pour chaque vidéo, son miniamaker lui propose six designs différents de miniatures : « C’est le panneau publicitaire de tout votre travail. Si vous loupez votre miniature, vous loupez votre vidéo, peu importe le nombre de semaines que vous avez passées à la préparer ». Bien compris !
✍️ Source : Search Party par Sam Ellis
📌 L’info : Vous ne connaissez certainement pas Olivia Nuzzi et Ryan Lizza. Pourtant, aux États-Unis, ce couple de journalistes stars fait la une de l’actu politico-médiatique depuis plusieurs semaines. Leur tort : être les principaux protagonistes d’une histoire qui mélange amour, sexe et politique. Le tout, pimenté à la sauce Substack. Je vous raconte.
Comme souvent quand il s’agit de médias aux États-Unis, c’est Philippe Corbé dans sa très bonne newsletter Zeitgeist qui m’a fait découvrir cette histoire. Et plus les jours avancent, plus les podcasts que j’écoute sur les médias US, dont le très bon « Status » d’Oliver Darcy (ex-CNN), ne parlent que de ça.
Au cœur du scandale, Olivia Nuzzi : une des journalistes les plus brillantes de sa génération. Celle qui a longtemps été correspondante à Washington pour le New York Magazine sort ces jours-ci un livre intitulé « American Canto ». Elle y raconte comment elle a fauté lors de la dernière présidentielle américaine en tombant amoureuse d’une de ses sources : le secrétaire à la Santé de Trump, Robert F. Kennedy Jr. L’histoire aurait pu s’arrêter là sauf que l’ex-compagnon d’Olivia, Ryan Lizza, lui aussi journaliste politique anciennement chez Politico, a décidé de se venger. Pour ternir la promo de son ex-girlfriend, il a pris la plume et a mis en ligne une série de révélations dans sa newsletter Substack personnelle. Au programme : une chorégraphie de scoops publiés dans un ordre bien établi pour faire monter le suspense (Part 1, Part 2, Part 3,…). On y apprend des détails très crus (et on reste polis) sur la liaison entre Olivia Nuzzi et Robert F. Kennedy Jr. On y apprend aussi que ce n’est pas la première fois qu’Olivia tombe dans ce genre de travers. Ryan révèle au monde entier qu’elle a aussi eu une liaison avec une autre personnalité politique dont elle avait tiré le portrait : Mark Sanford, ex-gouverneur républicain de Caroline du Sud.
➡️ Ce que j’en retiens : Si je vous en parle aujourd’hui, c’est - déjà - parce que ce feuilleton pourrait être un film. Mais surtout, parce que c’est, à mon sens, le premier scandale politico-médiatique révélé, mis en scène et entretenu par des créateurs d’info.
C’est d’abord sur Beehiiv (plateforme d’hébergement de newsletters) qu’Oliver Darcy (cité plus haut) a révélé 1) la liaison entre Nuzzi et RFK Jr. et 2) le licenciement de Nuzzi du New York Magazine après ces révélations en septembre 2024.
Et c’est ensuite sur Substack qu’ont été dévoilées, un an plus tard, de nouvelles révélations sur Nuzzi qui viennent de lui coûter son (tout nouveau) poste d’éditrice de la côte Ouest chez Vanity Fair. Oui, ça fait beaucoup, mais ça montre surtout, en creux, le poids qu’ont pris ces nouveaux médiums dans l’info aux États-Unis. En parallèle, Ryan Lizza a vu son nombre d’abonnés Substack exploser dans cette affaire, et la plateforme y a aussi trouvé son compte en jouant sur la temporalité des événements, n’hésitant pas à promouvoir en ligne la « série de révélations » de l’ex-reporter de Politico.
✍️ Source : Pour tout comprendre sur l’affaire Nuzzi-Lizza
📌 L’info : Cette semaine avait lieu la deuxième édition de la « Paris Creator Week », d’où je vous écris ces lignes depuis un palier de la Station F. Un événement qui a pris de l’ampleur dans l’écosystème avec du beau monde, BEAUCOUP de marques/partenaires et quelques rencontres intéressantes dans les couloirs. Cette année, la conférence a attiré entre 4 000 et 5 000 personnes avec de gros noms en tête d’affiche, dont Léna Situations, Joyca, Gaspard G, Ego, Justine Ryst (patronne de YouTube France)…
➡️ Ce que j’en retiens : C’est la conférence d’ouverture dans laquelle Léna Situations racontait comment elle préparait son podcast « Couch » et où elle expliquait la relation qu’elle avait avec l’exercice de l’interview au sens large. Sur scène accompagnée d’une représentante de Spotify, Léna a expliqué qu’elle ne voulait pas faire de « Couch » une émission journalistique : « Je ne me vois pas comme journaliste à poser des questions, je préfère trouver un facteur commun pour une ouvrir une conversation sur un thème ».
Léna a également rappelé qu’elle travaillait avec des journalistes professionnels pour préparer ses questions et a aussi mis un petit scud à l’aspect très promo de certains de ses invités : « Si tu sens que c’est trop promo à l’écoute, je coupe au montage ». Bon, dans les faits, les entretiens « Couch » restent quand même très promo en général mais c’est intéressant de noter à quel point la créatrice préfère mettre l’accent sur une « conversation » plutôt qu’un entretien plus formel question-réponse.
Enfin, dernier point sur lequel elle a insisté et a, selon moi, évolué ces dernières années : la nécessité d’avoir des formats qui lui appartiennent. Et elle a l’a très bien illustré avec « Couch » qui n’est plus dispo en exclusivité sur Spotify comme auparavant et qui vient même de débarquer en vidéo sur Disney + (le premier podcast français à faire ce move) : « Ne réfléchissez pas en termes de business, créez votre IP, lancer des formats de conversation qui ont du sens tout en restant propriétaire de leur contenu ».
✍️ Source : moi ;)
📌 Et aussi (mais plus de place…) : les créateurs aiment (de nouveau) Facebook ; le poly-platform, nouveau graal des créateurs d’info ; Patreon fait la promo de cette journaliste à Times Square ; 3 000 créateurs ont quitté Substack pour Beehiiv depuis janvier ; le deal fructueux des journalistes de Morning Brew pour devenir propriétaire de leur format ; cette journaliste rachète à son ancienne rédaction un format qu’elle incarnait ; je fais une petite pause pour les fêtes et j’en profite pour remercier les 500 premiers abonnés de Publishers dont vous faites partie ❤️
Je vous retrouve en forme le 9 janvier prochain avec une invitée de marque tout droit venue des États-Unis, mais je ne vous en dis pas plus. Passez de très belles fêtes 👋
Harold.
















Super cool de vous lire tous les deux sur ce sujet !!!